The Darkness That Lurks In Our Mind

Je pense qu’il faudrait envoyer les adolescents à l’usine, histoire qu’ils comprennent un petit peu ce qui les attend s’ils n’étudient pas un minimum. Sans vouloir manquer de respect aux camarades prolétaires, ils ont quand même bien souvent des métiers pas particulièrement palpitants, payés le SMIC et on arrive à la retraite complètement usé physiquement. Alors mon ami, prend une jeune racaille par la main, amène le dans une usine et fait “Regarde ça, ça c’est toi dans 15 ans, cool hein ?”

Bien sûr si toi-même tu n’as pas bossé dans une usine, l’utilité de la chose peu t’échapper un brin. Mais entre les collègues dont le Q.I. ne dépasse pas la température anale et le travail exténuant, répétitif, lassant, pas motivant pour un sou (ne cherches pas à rayer la mention inutile, y en a pas !), ça a un côté plutôt persuasif selon moi.

Voici donc l’un des grands raisonnements qui frappe parfois mon esprit. Ceci n’est qu’une introduction pour vous faire comprendre la logique qui s’est construite dans ma tête face à une certaine situation. J’appellerais ça une révélation.

Je vous plante le décor. Prends un TGV, et fais le circuler le premier week-end de juillet. Ceci nous donne donc… un TGV blindé de marmailles, de parents fatigués/stressés/énervés, ou encore pire, un parent célibataire complètement dépassé par ses mouflets. On met tous ça dans un espace clos, relativement confiné, thermostat 30°C, on rajoute deux-trois défis marrants (comme esquiver les valises qui vous tombent sur le coin de la gueule, et les retards de trains), on laisse mijoter et on obtient quelque chose que même Dante n’avait pas osé imaginer dans ses Enfers.

Les gens qui se marchent sur la gueule pour descendre, les coups de valises derrière les genoux, les bousculades pour réussir à prendre sa correspondance qui part dans 30 minutes (ah bah oui faut se presser !)

Mais il ne faut pas oublier que c’est dans les temps les plus sombres que s’élèvent et apparaissent de véritables héros (là c’est le passage ou je parle de moi). Aider mamie à porter sa valise, partager royalement une prise électrique à quatre, rattraper le PC portable du mec barré alors qui allait tomber, faire l’interprète des touristes paumé… les 12 travaux de Zellichon en quelque sorte.

Donc si l’on tient compte de cela, le train, contrairement à ce que j’avais pu penser au début, n’est pas la meilleure pub qu’on puisse faire en faveur de l’euthanasie généralisé des masses plébéiennes.

Par contre c’est sans conteste la meilleure des promotions pour la contraception que j’ai jamais vu. Ne te méprends pas, j’aime les enfants, empaillés.

Un enfant qui voyage, c’est pénible dans un rayon d’environ 10 mètres. En voiture, ça ne fait chier que ses parents. Dans un train ça va emmerder 20 personnes. En période de vacance, sur ces 20 personnes, au moins 5 ont leurs gosses avec eux, qui s’énervent d’en voir d’autre s’énerver, et ça se répand à la vitesse d’un incendie dans les forêts de Tchernobyl.

Ça ressemble un peu à la recette du mouvement perpétuel, il suffit maintenant de trouver comment en retirer une source d’énergie infinie. Avec ça la science fera un énorme bond en avant, et dans 3 ans on a enfin les voitures volantes qu’on attend depuis 10 ans.

Le revers de la médaille pourra être l’invention de la bombe M (dites la bombe Mouflet, dans laquelle on attachera 20 bébés qui pleurent, la possibilité d’éradiquer toute forme de civilisation à portée de tétine !). Et bien moi qui n’ait pas d’enfant, je m’isole entre deux wagons pour prendre rendez-vous pour ma future vasectomie.

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